Le jour se lève
Marcel Carné1939
1) crédits
Equipe technique
Réalisateur : Marcel Carné
Scénario original : Jacques Viot
Adaptation et dialogues : Jacques Prévert
Découpage technique : Marcel Carné
Assistants réalisateur : Pierre Blondy, Jean Fazy
Opérateurs : Curt Courant, André Bac et Philippe Agostini et Albert Viguier
Son : Armand Petitjean
Musique : Maurice Jaubert
Décorateur : Alexandre Trauner
Costumes : Boris Bilinsky
Montage : René Le Hénaff
Photographe de plateau: Voinquel
Directeur de production : Jean Madeux
Régisseur général : Albert Brachet
Acteurs
Jean Gabin : François, ouvrier sableur
Jules Berry : Valentin, dresseur de chiens
Jacqueline Laurent : Françoise, la fleuriste
Arletty : Clara, la partenaire de Valentin
Arthur Devère: Mr Gerbois, un voisin de François
Jacques Baumer : Le commissaire
Mady Berry : La concierge
René Genin : Le concierge
Georges Douking : L'aveugle
Bernard Blier : Gaston, un collègue de François
Marcel Pérès : Paulo, un collègue de François
Germaine Lix: La chanteuse
Gabrielle Fontan: La dame de l'escalier
Annie Cariel: Une locataire
René Bergeron: Le patron du café
André Nicolle: Le brigadier
Georges Gosset: Un agent
Albert Malbert: Un agent
Claude Walter: Un ouvrier
Marcel Rouze: Un agent
2) le film
Format : noir et blanc - mono - 35 mm
Tournage aux studios "Paris Studio Cinéma" de Boulogne Billancourt de février à mai 1939
Production : Sigma Production, Vauban Production
Distribution : VOG
Genre : drame réaliste poétique
Durée : 87 minutes
Sortie : 17 juin 1939 (Paris)
Synopsis
François ouvrier sableur vient de commettre un meurtre, cloîtré dans une petite chambre, effondré, il repasse dans sa mémoire les évènements qui l’on forcé à exécuter cet acte : son amour pour une femme
Pendant ce temps une action policière s’organise pour le déloger de sa cachette
Place du film dans l’œuvre du réalisateur :
1929 : Nogent, Eldorado du dimanche , 1936 : Jenny, 1937 : Drôle de drame, 1938 : Quai des brumes, 1938 : Hôtel du Nord,1939 : Le Jour se lève, 1942 : Les Visiteurs du soir, 1945 : Les Enfants du paradis, 1946 : Les Portes de la nuit, 1947 : La Fleur de l'âge, film inachevé, 1950 : La Marie du port, 1950 : Juliette ou la Clé des songes ,1953 : Thérèse Raquin, 1954 : L'Air de Paris, 1956 : Le Pays d'où je viens,1958 : Les Tricheurs,1960 : Terrain vague, 1962 : Du mouron pour les petits oiseaux, 1965 : Trois chambres à Manhattan1968 : Les Jeunes Loups,1971 : Les Assassins de l'ordre1974 : La Merveilleuse Visite1977 : La Bible
3) thématiques
La fatalité du réalisme poétique
La fatalité sociale mise en place chez Carné et Prévert ne laisse aucune chance au protagoniste. Ses actes sont une suite logique de son passé, toutes ses rencontres et ses actions conscientes ou non sont un engrenage qui va broyer sa vie. Alors que chez Renoir, l'autre pillier du genre, les drames sont imprévus et comme un trop plein d’émotion qui pousse le personnage à se libérer mais toujours volontairement
Le contexte social
Le film est une critique sociale à la veille de la seconde guerre mondiale.
Il montre la vie difficile des ouvriers pour faire coexister le travail et la vie familiale dans des conditions décentes
l'histoire de François pourait etre une réalité
4) le style
Un décor imposant
Marcel Carné exerce un pure cinéma de studio, très bien organisé et jouant sur le décor.
C’est un art mesuré au millimètre, étudié pour produire l'effet et l'émotion recherchés.
Le décor de l'immeuble fut par exemple placé sur le lieu même de l'hôtel du nord.
De plus, il devait obligatoirement posséder 4 murs et non 3 pour rendre réaliste l’impression d’enfermement qui torture le personnage, les techniciens devaient s’extraire du plateau par le haut
Le procédé du flash back
Pour ajouter du poids de la fatalité, Carné raconte son histoire avec un trio de flash-back. C’est un style fortement troublant et novateur
Le but de Carné était de rendre l’impression de méditation et de culpabilité qui à être sans relâche ressassée conduit le héro à des actes brutaux
Le flash back permet au spectateur d’aborder le film avec une réelle compréhension, il cherche à justifier le personnage, et à l'excuser car il voyage en quelque sorte dans son esprit
5) citation
« Quel François ? Y a plus de François ».
(phrase de Gabin avant la scéne finale)
6) conclusion
Le jour se lève est un exemple des thématiques du réalisme poétique, un homme au prise avec lui-même, sans échappatoire
Le procédé du flash back fait monter la tension, pour arriver à la justification de l’action finale ce qui le rend peut etre plus dramatique encore
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