NANOUK L’ESQUIMAU Robert J-Flaherty 1922
1) Crédits
Équipe technique
Réalisation et cadrage Robert J-Flaherty
Production Révillon Frères
Musique Nouvelle composition musicale par Christian Leroy pour « Ecole et
Cinéma », 1999
Interprètes
Nanouk (Nanouk l’esquimau)
Nyla (sa femme)
Allee (l’enfant)
Cunayou (l’enfant)
Comock (la belle-soeur)
2) Le film
Nanouk l’Esquimau
Genre Film documentaire
Pays USA
Date 1922
Muet
Durée 50 mn
Lieu du tournage Baie d’Hudson
Synopsis
La vie quotidienne d’une famille inuit au fil des saisons, avec les contraintes de la nature hostile et les nécessitées de chaque jour
Place du film dans l’œuvre du réalisateur
1922 Nanouk l'Esquimau
1922 Chtors
1923 Moana
1931 Tabou
1934 L’Homme d’Aran
1937 Elephant Boy
1942 La Terre
1948 Luisiana Story
3) thématiques
Le genre documentaire
Nanouk doit sa célébrité au fait d' être considéré comme le premier documentaire de l’histoire du cinéma
Cela s'explique car le reportage est souvent défini comme ce qui permet de préserver un savoir (les traditions Inuits), de mieux comprendre un sujet (la banquise comme lieu hostile) , de défendre une cause (celle des conditions de vie difficiles)
Nanouk se veut un documentaire réaliste sans enjolivement de la réalité même si cela n’a pas toujours été respecté comme le montre les scènes humoristiques ou chacun sort du kayak à tour de rôle .ou , plus pratiquement , la nécessité de construire un igloo plus grand qu’à la normal pour la présence de la camera
La vie des Inuits
Le film est réellement une représentation de la vie des Inuits à une autre époque,
Le réalisateur nous dévoile chaque détail : l’habitat, l’habillement, les moyens de transport, les loisirs,…
Et surtout la nécessité omniprésente de la survie et les liens de la famille qui s’organise en tout point pour cette même raison de la subsistance
nous les contemplons comme le ferait un membre de leur famille
4) le style
La lumière
L’œuvre est filmée sous une lumière directe ce qui augmente le réalisme et la stylistique documentaire ; le soleil est montré à l’écran comme la source de vie et l’aide principale à la survie et à l’organisation de toute chose
Le rythme et le découpage
Le film prend un soin particulier à enjoliver les actions et à les cadrer de façon à detailler l’importance des gestes du travail quotidien, la nécessité de presision est transmise par les plans séquences filmant séparément chaque action ( la construction de l’igloo ou la scène de préparation des outils de pêche)
D’un point de vue d’ensemble, l’œuvre se divise en deux axes distincts, l’été et l’hiver qui sont montré par une divergence dans la lumière et le choix des plans
L’été est d’une clarté vive , les vues montrent des scènes du quotidien et s’attarde au détail
L’hiver se charge des grands plans d’ensembles sur la banquise enchaînés avec des scènes de confinement dans l’igloo à la recherche de la chaleur
Tout le film prend son temps, c’est la camera qui s’adapte au rythmes de l’environnement et de la famille et non l’inverse comme dans la norme de la fiction
5) citation
« Au delà de la limite des arbres »
Phrase pour définir le lieu de l’action
6) conclusion
Actuellement, c’est la valeur de témoignage de l’œuvre qui prédomine sur son intérêt esthétique
mais il est important de noter , les difficultés d’un tournage en pleine banquise , le film est un partage de la vie quotidienne permis avant tout grâce à une histoire d’amitié entre Nanouk et Flaherty ce qui fait peut être tout le ressenti qui se dégage des images
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